SJ Rénovation – Insufflation de ouate de cellulose

Après les chantiers participatifs de l’été, et avant l’hiver, il est temps d’insuffler la ouate.

Quelques jours de chantier pour isoler  toiture et plancher, et régler quelques détails avant l’hiver.

Pour insuffler en rampants, on utilise une buse (cf. photo), très pratique !

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Pour le plancher, pas d’autre solution que d’enfoncer le long tuyau flexible au fond du caisson, et le tirer au fur et à mesure pour obtenir la densité souhaitée. Vérification obligatoire, on détermine le volume des premiers caissons et on vérifie qu’on insuffle bien le volume nécessaire.

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SJ Rénovation – Chantier Participatif : retours

Bonjour à toutes et à tous,

Un petit mot pour dire encore un grand merci à tous les participants de ce chantier enchanté.

Les participants sont toujours arrivé aux bons moments, comme des anges, et nous avons reçu toutes les aides nécessaires. Tout s’est déroulé dans la simplicité et chacun a joué un rôle très important.

Un chantier plein de bonne énergie qui a permis que ce travail de fourmis puisse se faire.

Le chantier banchage s’est terminé le samedi 29 août.

Une quarantaine de personnes sont venus bancher sur le mois.

Pleins de rencontres touchantes pour nous tous se sont crées.

Un beau mélange d’énergie humaine de tous les horizons.

Une expérience pleine d’espoir et d’humanité.
Merci au maraîcher pour ses bons légumes et à la ferme de Bies pour tout le matos prêté.
Merci aux artisans, aux amis, à la famille.

On est très émus et très touchés par la participation de chacun.

« Il ne savait pas que c’était impossible alors ils l’ont fait. »

Sans vous on ne l’aurait pas fait!

 

Un petit retour en image sur le blog d’APEX, l’entreprise qui nous a accompagné.

Allez jeter un coup d’œil!
Une pensée à tous.
Que la joie soit dans vos cœurs!
Des gros bisous à tous.
Milie, Adama et Sila

SJ Rénovation – Chantier participatif et convivialité au jour le jour

La mise en place d’un chantier participatif chez soi, ça n’est pas seulement partager du temps autour des travaux, mais aussi une expérience unique de partage et de convivialité!

Le chantier  SJ Rénovation fut l’occasion d’échanges privilégiés autour de la construction, de rythmes et choix de vie, d’opportunités à prendre parfois à la volée… et tout ce qu’on ne pourra décrire en quelques mots sur un blog !

Milie et Adama ont accueillis tous les participants avec leur cœur, laissant sa place à chacun et invitant à la convivialité. Repas partagés, espace camping, et horaires au rythme de l’été. C’est mouvant, on s’adapte à la fatigue, à l’avancement, et surtout on garde le sourire.

Quelques images de chantier et temps off pour vous mettre dans l’ambiance !

Un grand Merci à Milie et Adama pour l’accueil, à Sophie pour les photos, et à tous les participants pour l’ambiance !

 

SJ Rénovation – Chantier participatif d’un point de vue technique (2/2)

Après la pose de l’ossature pour le doublage de mur,  le chantier participatif a vraiment démarré. Petit point sur la réalisation.

 

Technique du terre-paille léger

La technique est simple, elle consiste à tremper de la paille en vrac dans un mélange d’eau et de terre argileuse, la laisser s’égoutter sur des palettes, puis la tasser dans un coffrage installé sur l’ossature bois.
Et si on entre un peu plus dans les détails…

Réaliser une barbotine légère :

On prépare le mélange argile / eau, dit barbotine.
On veut obtenir un mélange assez léger en argile, on dit qu’on cherche à avoir un « gant d’été », le gant d’été étant un contrôle visuel de la qualité de notre mélange.
Test du gant d’été : il faut tremper la main dans la baignoire (ou n’importe quel autre réceptacle dans lequel la barbotine est préparée), elle doit en ressortir avec une sorte de seconde peau où l’argile forme comme un gant d’été, soit une couche légère mais encore translucide. Pas évident au début, on le sent mieux en pratiquant.
Matériel conseillé : malaxeur (un simple mélangeur de peinture installé sur une visseuse peut faire l’affaire si vous partez d’une terre tamisée), seaux, pelle, baignoire (ou équivalent), palettes (pour la suite)

Imprégner la paille de barbotine :

Lorsque la barbotine est prête et homogène, la paille peut être préparée. Elle est alors rapidement trempée dans la barbotine puis lancée sur une palette sur laquelle elle va s’égoutter 8 à 12h.
La terre ne sert que de liant dans ce mélange, elle est la colle naturelle.

Poser la paille :

L’ossature réalisée au préalable permet de faire des coffrages dans lesquels on peut ensuite tasser la paille.
La paille est posée par couches de 2 cm max, puis tassée à l’aide de liteaux. Pas de masse ou outils plus lourds nécessaires, vous risqueriez de trop tasser la paille, et là c’est l’isolation qu’on recherche, donc un doublage léger.
Le mur monte à chaque planche de coffrage, il faut toujours en garder deux en place et remonter la planche inférieure (la troisième) dès que le rang précédent est fini.

Si vous laissez un pan de mur pour une pose (casse-croute, repas, nuit, etc.) il faut toujours maintenir le dernier rang posé en compression, par un système de poids (brique) ou en vissant des liteaux dans les montants par exemple.

Et ensuite ?

Ensuite il faut attendre que ça sèche. Le mur peut être monté jusqu’en haut.
Votre mur commencera à germer à un moment, c’est normal, le mur est sec dans toutes les herbes vertes ont séchées, vous pouvez alors envisager l’enduit de corps. Vous pouvez aussi laisser une saison de chauffe avant de vous attaquer aux enduits (corps et finition).

SJ Rénovation – Chantier participatif d’un point de vue technique… (1/2)

Le mois d’août annonce les vacances pour certains… les travaux pour d’autres !
Pour nous, c’est l’occasion d’une transition entre deux : l’accompagnement technique d’un chantier participatif réalisé par des bénévoles.
Belle expérience humaine, une fois encore !

Le terre-paille léger en isolation…

Nous avons proposé aux clients de réaliser un doublage intérieur des murs donnant sur l’extérieur en Terre-Paille léger.
L’idée est d’isoler la maison, mais on ne recherche pas une forte isolation. Nous avons donc tablé sur la terre couplée à la paille afin d’augmenter la sensation de confort à l’intérieur (la terre est un matériau « chaud » comparé à la pierre) sans perdre complètement l’intérêt de la masse des murs d’origine.

Intérêt technique du terre-paille léger

Cette technique permet d’isoler le logement, mais a d’autres avantages certains…

Elle est compatible avec l’habitat ancien, permettant une régulation de l’humidité et un séchage des murs par capillarité sans « étouffer » les murs existants ; elle est peu coûteuse en matériaux (la paille et la terre peuvent se trouver, si ce n’est gratuitement, à faible coût) ; elle met en œuvre des matériaux locaux, limitant l’impact environnemental de la construction ; et enfin, elle est peu complexe à réaliser (mais gourmande en main d’œuvre), ce qui permet de faire soi-même.

L’ossature en doublage de mur

Pour réaliser ces travaux, nous avons construit une ossature bois en doublage des murs extérieurs. Cette ossature se veut simple, elle ne nécessite pas de lisse basse ni lisse haute, les montants sont chevillés sur les murs. Ainsi la structure est solidaire du mur, et s’adapte parfaitement à ses irrégularités (pas de perfection dans l’ancien!), et nous pouvons jouer un peu pour reprendre la planéité générale.

L’ossature est posée par APEX avant le chantier participatif, aperçu rapide :

SJ rénovation – Menuiseries

Les menuiseries extérieures ont été posées ! Porte d’entrée et fenêtres, la baie vitrée attendra encore que le terre-paille soit posé.
La maison prend un grand coup de neuf, il y en a qui commencent à s’y voir…
Quelques images…
Tous les ouvrants posés ont été réalisés sur mesure par la Menuiserie Daladoire située à La Serpent (11). Elles sont en Pin de la Haute Loire, double vitrage 4/16/4 Argon, ferrage par paumelles paliers.

SJ Rénovation – Isolation de la toiture

Après avoir préparé les caissons d’isolation au plancher, nous nous attaquons à la toiture. Il s’agit là encore de réaliser des caissons étanches pour insuffler la ouate de cellulose par la suite.

La structure de la charpente ne nous facilite pas la tâche. Nous commençons par poser des liteaux contre les chevrons, nous posons ensuite des plaques d’Agepan contre ces liteaux, ce qui nous donne la face supérieure des caissons d’isolation.



Ensuite, nous  avons posé des planches de coffrage contre les chevrons, et pris soin de bien fermer les « trous » possibles au niveau des pannes (mélange ingénieux de torchis pour garantir l’étanchéité entre le caisson supérieur et le caisson inférieur).

Il ne reste alors plus qu’à poser l’OSB contre ces planches de coffrage, nos caissons sont prêts à être insufflés !