Le mois d’août annonce les vacances pour certains… les travaux pour d’autres !
Pour nous, c’est l’occasion d’une transition entre deux : l’accompagnement technique d’un chantier participatif réalisé par des bénévoles.
Belle expérience humaine, une fois encore !

Le terre-paille léger en isolation…

Nous avons proposé aux clients de réaliser un doublage intérieur des murs donnant sur l’extérieur en Terre-Paille léger.
L’idée est d’isoler la maison, mais on ne recherche pas une forte isolation. Nous avons donc tablé sur la terre couplée à la paille afin d’augmenter la sensation de confort à l’intérieur (la terre est un matériau « chaud » comparé à la pierre) sans perdre complètement l’intérêt de la masse des murs d’origine.

Intérêt technique du terre-paille léger

Cette technique permet d’isoler le logement, mais a d’autres avantages certains…

Elle est compatible avec l’habitat ancien, permettant une régulation de l’humidité et un séchage des murs par capillarité sans « étouffer » les murs existants ; elle est peu coûteuse en matériaux (la paille et la terre peuvent se trouver, si ce n’est gratuitement, à faible coût) ; elle met en œuvre des matériaux locaux, limitant l’impact environnemental de la construction ; et enfin, elle est peu complexe à réaliser (mais gourmande en main d’œuvre), ce qui permet de faire soi-même.

L’ossature en doublage de mur

Pour réaliser ces travaux, nous avons construit une ossature bois en doublage des murs extérieurs. Cette ossature se veut simple, elle ne nécessite pas de lisse basse ni lisse haute, les montants sont chevillés sur les murs. Ainsi la structure est solidaire du mur, et s’adapte parfaitement à ses irrégularités (pas de perfection dans l’ancien!), et nous pouvons jouer un peu pour reprendre la planéité générale.

L’ossature est posée par APEX avant le chantier participatif, aperçu rapide :
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10 réflexions sur “SJ Rénovation – Chantier participatif d’un point de vue technique… (1/2)

  1. JF, le 4/08/2015 :

    oups ! je ne fait que déposer une remarque mais isoler en paille par l'INTERIEUR est un pari très risqué avec ce genre de mur de maçonnerie pleine. Pose rigoureusement impeccable d'un frein-vapeur hygrovariable indispensable et ventilation appropriée: j'espère que c'est prévu ! Bon courage pour la suite
    Demande de participation pour votre chantier
    Doublage de murs en Terre-paille

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  2. APEX, le 14/08/2015 :

    que penses tu d'un bon corps d'enduit en torchis avec raccord d'étanchéité (FENTRIM de SIGA) aux huisseries, et aux caissons d'isolations du sol et du toit avec une finition enduit terre.
    Les murs sont en pierres et sable au sud et 15 cm de vielles briques creuses maçonnés avec des gros joint de chaux au nord entres pilier de briques et enduit fin à la chaux. la ventilation sera une simple vmc hygrovariable avec des barrettes de ventilation hygro en pièce humide.

    la solution terre paille n'a pas été choisi dans l'espoir dune bonne isolation thermique (épaisseur 10 cm= R minable) mais pour le confort thermique de la faible émissivité de la terre et de sa régulation hydrique en plus d'une fintion en terre plutôt qu'un BA13.
    La construction était déjà une habitation avec simple vitrage et aucune isolation mais déjà confortable. dans cette région le froid est un problème pour janvier et février avec des températures qui peuvent descendre jusqu'à -10 grand max et un vent d'autan chaud.
    Les habitants ne voulaient pas être totalement isolée de l’extérieur, vivent les portes et fenêtre ouvertes et aime le confort du poël de masse.
    Nous avons tout d'abord proposer une isolation complète des parois mais ils n'en avaient ni le désir ni les moyen 110m² au sol sur trois niveaux donc plus de 300m², avec rénovation thermique en rampant en plancher 1er étage et menuisrie ext artisanale en bois, électricité et plomberie plus aménagement et ouverture d'une baie vitrée bois sur une nouvelle terrasse, pour un un budget travaux de 45 mille € (je dis WAOU).
    Par expérience d'un doublage en terre paille léger en intérieur d'une maison en pierre avec aménagement d'une partie un studio. il n'y à aucun problème de condensation ni d'humidification des mur en période froide.
    je pense que la liaison par capillarité entre le terre paille et la maçonnerie et l'épaisseur suffisante de terre permet un déplacement du point de rosé dans la matière pendant les mouvement de températures liés au déphasage et permet à la terre de rendre l'humidité par capillarité au milieu ambiant un peu comme un gros enduit en plâtre ancien avec toute foi un peu moins de sensation « mur froid ».
    bon ceci dit ce genre de travaux fait plus plaisir à maison paysanne de France qu'au bureaucrates du grenelle de l'environnement qui font d'une maison en laine de verre avec des panneaux photovoltaïques l'atout maitre de la transition énergétique…
    Merci de me dire ce que tu en penses…
    et merci de l’intérêt, je t'invite à faire des commentaires publiquement, (toute remarque est bonne à prendre, personne ne détient « la » verité et le savoir est une richesse, il faut donc le partager) sur le blog de nos chantiers à http://apex-artisan.blogspot.fr/

    écoconstructivement

    Raphaël

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  3. JF, le 14/08/2015 19:30:13

    Oui excuse moi je suis allé peut être un peu vite en besogne et compris de travers ( doublage paille en caisson intérieur puis enduit terre sur canisse par exemple). Effectivement en mélange terre paille la terre présente un grand volant de régulation hygrométrique et il s'agit plus d'une « correction thermique » qu'autre chose . Les risques sont effectivement faibles voir nuls. Note que tu aurais probablement eu de meilleurs résultats en chaux chanvre en épaisseur plus réduite 6/7 cm pas plus (c'est possible d'utiliser de la litière pour chevaux en sac compacts nettement moins cher qu' en magasin d'écoproduits) en raison de l'énorme capacité capillaire du chanvre qui favorise le passage de gazeux à liquide en son sein sans subir de dégradation et donc de réchauffer la paroi grâce a ce changement de phase (hiver) , processus inverse l'été les parois se refroidissent par la détente gazeuse . Ceci dit rien ne vaut un test en réel et se réserver une ou deux bande de murs pour faire des essais comparatifs ( même support par contre ) peut être très instructif. Il faut expérimenter de toute façon : terre-plâtre, terre-chanvre… Bon chantier à toi…à vous!

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  4. APEX, le 15/08/2015 :
    je connais bien le chanvre (premiers amours) mais le coût n'est pas comparable ni le confort de travail pour un chantier participatif.
    mais il semble que tu en sais un bon bout, en fais tu ton métier?vers où?

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  5. JF, le 15/08/2015 :

    Salut . Non je n'ai pas de « métier » . J'ai commencé à réfléchir au bâti très jeune car j'ai vécu en situation de mal logement . J'en avais déduit la nécessité de l'étanchéité à l'air ( il fait vite chaud sous un Kway ….mais on est vite trempé) et comme je n'y connaissait rien je supposait juste qu'il fallait un agent « miracle » qui bloque l'air mais laisse transiter pour l'évacuer l'humidité . C'était confus dans ma tête car je ne voyais pas bien le déroulement annuel ni les échange dynamiques complexes. 25 ans plus tard je re découvrais toute cette problématique. Il y a des choses amusantes à découvrir comme par exemple que le lambda n'est pas linéaire suivant les différentiels de température et que (hasard ??) ce sont les industriels de l'isolation qui on défini les méthodes de mesures à des différentiels fixés favorisant leurs produits. L'inertie intérieure est aussi un sujet difficile a aborder en raison d'un facteur fondamental mal pris en compte : l'état de surface!! Si tu as déja entendu parler des fractales ça t'aideras à comprendre mais pour dire les choses simplement, avec un état de surface « granuleux » la surface d'échange thermique réelle peut être multiplée par 2, 3, 4…..combien ? impossible a dire mais c'est énorme ! Idem pour les fluctuations des performances entre une paroi quasi totalement sèche et la même avec un résiduel d'humidité. La encore les fabricants de matériaux ( notamment les puissants lobbies indus en france) orientent les mesures pour favoriser leur camelote et disqualifier les matériaux naturels. Bref tout plein de choses… l'essentiel étant surtout d'avoir une vue d'ensemble pour faire le moins d'erreurs possible et avoir au final un résultat pérenne qui « honore » et justifie l'argent dépensé et le temps passé . Tout le monde comprend facilement qu'une doudoune de montagne perd grandement de son intérêt si elle a un coup de cutter dans le dos. La qualité de mise en oeuvre est absolument essentielle. Il faut traquer les défauts d'abord . Si tu veux qu'on échange et qu'on tape la discussion voilà mon adresse mail : masqué en ligne
    A bientôt

    JF, le 15/08/2015 :

    Ah j'allais oublier : ma recherche prioritaire porte sur l'accès au logement pour tous et singulièrement pour les plus défavorisés: quasi impossible de mourrir de faim dans notre moderne pays mais de froid par contre si . Ancien clochard je cherche des méthodes constructives répondant aux exigences suivantes :
    – Très grande rapidité de mise en oeuvre par des personnes non qualifiées
    (pour la blague c'est « on commence la maison ce matin et ce soir on dort dedans »)
    – Manuportabilité aisée des éléments/ matériaux
    – Coût dérisoire voir nul
    – Innocuité des éléments/matériaux
    – Durabilité la plus longue possible
    Si tu veux joindre ta réflexion n'hésite pas .Le but visé est, quelqu'en soit le moyen, ne pas rencontrer d'obstacle pour répondre à ce besoin essentiel qu' est d'avoir un toit sûr la tête. Tout les axes de réflexions sont ouverts ,absolument tous.

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  6. APEX, le 15/08/2015

    je vois que tu as des avis et des expériences…
    l'idée de faire des habitations pour abriter des personnes et non pour vendre du bien est loin d'être farfelue et est partagée par je pense l'ensemble des artisans en écoconstruction sinon ils feraient autre chose.
    j'ai moi aussi vécu dans la misère du logement et en grande partie dans mon enfance.
    non à l’aliénation des peuples par la séparation des têtes et des mains!
    l’artisanat à été tué pendant la 2de Guerre avec les artisans. mais les traces du constructivisme et de la culture n'ont pas été entièrement détruit et c'est pour ça qu'aujourd'hui on rencontre autant d'inventeurs de la maison du siècle dernier et autre fil à couper le beurre.
    le savoir, la culture et la solidarité sont je pense la clé à une lutte contre les misères et que la solution pour avoir un toit dès qu'on est à la rue est plus à trouver du côté de la solidarité et du lien social que du côté de la technologie et de la rationalisation de mode constructif fruits de l'industrie.
    ceci dit je proposais de partager ces commentaires publiquement, que penses tu de cette approche ?

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  7. JF, le 15/08/2015 :

    oui d'accord pour la diffusion ….je ne sais pas faire donc je t'en laisse la charge.
    Tu as tout à fait raison en ce qui concerne le lien social comme barrage à la misère. Concernant la construction et le toit sur la tête je souligne qu'une part non négligeable et apparemment croissante de personnes, se retrouvent à la limite de la rue , jonglant tant bien que mal avec les loyers (à des prix totalement délirants quand on s'approche des villes) et les factures en tout genre , le terme de clochardisation rampante éclairant assez bien ce que je désigne. Mon idée est plus de montrer comment il est possible pour le plus grand nombre de se réapproprier l'acte de se construire un abri très satisfaisant, avec des moyens extrêmement faibles et des délais réduits , tel que par exemple un enfant puisse y arriver pour pousser un peu plus loin l'idée.

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